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  • Magali Quent

La micro-kinésithérapie, qu'est ce que c'est?


Cette technique dérivée de la kinésithérapie est de plus en plus utilisée. Parfois considérée avec scepticisme, elle aiderait le corps à oublier des traumatises enfouis. L'éclairage de Philippe Petit, kinésithérapeute, ostéopathe et micro-kinésithérapeute, auteur de "Le corps, un être en devenir- Ostéopathie et paléontologie" éd. Dangles.

Quel est le principe?

Conçue par des kinés-ostéopathes, la micro-kinésithérapie existe depuis une trentaine d’années. Elle mêle acupuncture, ostéopathie, kinésithérapie et s’appuie sur le principe de l’homéopathie ("mémoire de l’eau », dilution) et des connaissances en anatomie comparée (paléontologie). À partir d’un geste manuel, elle vise à détecter des zones de résistances, non visibles à l’imagerie médicale, potentiellement à l’origine de douleurs ou de mal-être. Ceci pour ensuite réveiller en douceur le traumatisme initial enfoui et le "représenter" au patient sous forme "diluée" afin qu’il puisse être évacué.

Comment ça marche?

- Sur la mémoire du corps

Le corps humain est majoritairement constitué d’eau. Selon les micro-kinésithérapeutes, les traces d’un traumatisme physique ou émotionnel, d’une maladie infectieuse ou d’un épisode toxique pourraient ainsi rester "en mémoire" dans l’eau du corps et provoquer une désorganisation biologique à l’origine de différents symptômes. L’objectif du micro-kinésithérapeute est donc d’abord de découvrir à quel endroit du corps se situe cette désorganisation (du système nerveux ou hormonal), laquelle ne serait pas forcément localisée là où la douleur ou le mal-être se manifeste, mais ferait toujours écho à l’histoire personnelle du patient. - Sur des zones caractéristiques Pour découvrir cette information qui "encombre" le corps, le thérapeute effectue de légères palpations sur des zones corporelles dites stratégiques, car elles constituent les traces de la construction humaine et permettent de trouver le sens du symptôme: la base du cou, les épaules, la base de la gorge, l’ombilic et le sacrum. C’est par une sensation de densité ou de picotements dans ses mains qu’il perçoit le siège et l’origine de la désorganisation. Par de micro-massages spécifiques, il ravive ensuite cette information douloureuse enfouie, et fait en sorte de la renvoyer "allégée" afin qu’elle soit plus facile à gérer pour le patient. Une sorte d’ "homéopathie gestuelle" qui permettrait de "se guérir".

Pour quelles indications?

Complémentaire de la médecine traditionnelle, la micro-kinésithérapie peut s’adresser à tous, à tout âge. Elle est aussi pratiquée sur les animaux. Elle pourrait apporter un soulagement dans le cadre de troubles d’origine musculaire, articulaire, de fatigue persistante, inflammations à répétition mais aussi urticaire, eczéma, psoriasis ou dépression ne trouvant pas de solution. Tous ces maux pouvant, selon les thérapeutes, être les symptômes d’un ancien traumatisme gardé dans la mémoire du corps, qu’il soit consécutif à un accident de voiture ou à un divorce, ou encore à une anesthésie. À lire aussi: Les bienfaits de l'ayurvéda

Comment se déroule une séance?

La micro-kinésithérapie n’est ni une psychothérapie, ni une rééducation des muscles ou des tendons, ni l’étude d’un organe, mais elle est pratiquée par des professionnels formés à la méthode, certains kinés, ostéopathes. - Sans parler ni se déshabiller

Le thérapeute note les raisons amenant le patient à consulter et prend connaissance de son dossier médical (prise de médicaments, radiographies, chirurgies...) avant de regarder son corps, de la tête aux pieds. Le patient n’a ni besoin de raconter son histoire, ni de se déshabiller. Dès qu’il s’allonge sur la table d’examen, le soin débute. En fonction de l’habitude du thérapeute, il dure entre trente minutes et une heure et coûte entre 50 et 100€, remboursés par certaines mutuelles si le thérapeute est kiné ou ostéopathe. - Des effets parfois immédiats

Après la séance, il peut y avoir régression ou disparition du symptôme, mais il arrive aussi qu’il soit accentué pendant quelques heures ou quelques jours (un bon signe de récupération selon les thérapeutes). Si une seconde séance s’avère nécessaire, elle sera réalisée à deux ou trois semaines de distance pour ne pas troubler "l’autoréparation" entamée.

http://www.notretemps.com/sante/micro-kinesitherapie-qu-est-ce-que-est,i113016


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